The Marrakech Museum for Photography and Visual Arts

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Selfie. A participatory exhibition


The exhibition “Selfie” was built as a participatory and evolving project. The selfies received since the call for participation was first launched, were installed during a collective working session and then organized as a workshop. As for the scalable aspect of the installation, public involvement goes on with image contributions sent throughout the exhibition period.
Although selfie has sometimes interpreted as an indication of the increase of egocentrism and narcism in our modern societies, as an inevitable consequence of the hyper-democratization of the photographic practice, its significance and purpose can also be community-oriented. Indeed, the selfie could be seen as a “connected” image since it epitomizes the virtual character of the broadcast social interactions. This phenomenon is one of the indicators of significant changes ongoing in public and private spheres as it constantly reshapes the borderlines between the real and the virtual.
Is this the condition of a selfie exhibition within the museum?
The selfie has no a priori artistic appeal but is the amateur matching pair ot the self-portrait in virtual spaces, where art images occupy a tiny place, and where visual imperfections sometimes rule the practice.
The selfie is an exclusively digital photography. Its circulation zone is firstly limited to digital worlds, instead of exhibition halls. The visitor will notice how much the selection on the walls are unrepresentative of the stream of online selfies in terms of quality and quantity– as if the phenomenon suddenly loses its exponential growth once decontextualized and implemented in a physical reatity.
“Selfie” is a participatory project developed in collaboration with participants who decide to submit to the game of visibility. Freedom is left to the public audience to reconnect with situations already known (or unknown) of their real or virtual lives!


L’exposition “Selfie” s’est construite à partir du double caractère participatif et évolutif du projet. Les selfies reçus depuis l’appel à participation, ont été installés au cours d’une séance d’accrochage collectif organisée sous forme d’atelier. La dimension évolutive de l’installation prolonge, quant à elle, l’implication du public sur toute la période de l’exposition qui évolue au gré des contributions.
Fruit de l’hyper démocratisation de la pratique photographique, le selfie a parfois été interprété comme l’indicateur d’un regain d’égocentrisme ou de narcissisme. Pourtant, sa finalité peut aussi être communautaire. En effet, le selfie est le symbole de l’image dite “connectée” et de la virtualité du rapport social médiatisé par l’image. Ce phénomène est un des in­dicateurs des variations significatives entre les espaces publics et privés, mais aussi virtuels et réels dont il redessine les frontières en permanence.
Est-ce là la condition d’une exposition de selfies au sein du musée ?
Le selfie n’a a priori pas de vocation artistique affirmée, mais reste le pendant amateur de l’autoportrait au sein des espaces virtuels, où les images d’art n’occupent qu’une place infime et où l’imperfection visuelle est parfois la règle.
Le selfie relève de la photographie exclusivement numérique. Sa circulation se limite, a priori, aux espaces numériques et virtuels, et non à ceux des salles d’expositions. Le visiteur remarquera combien la sélection sur les murs est infiniment peu représentative du flux, en qualité et en quantité, des selfies en ligne. Comme si le phénomène perdait soudainement de sa croissance exponentielle une fois décontextualisé et transposé d’une réalité virtuelle à une réalité physique.
“Selfie” est un projet participatif élaboré en collaboration avec le public qui se soumet au jeu de la visibilité. La liberté est laissée aux publics d’établir des ponts imaginaires avec des situations déjà connues (ou non) de ses vies réelles ou virtuelles.